Baromètre des villes cyclables

Le baromètre des villes cyclables est une enquête nationale réalisée par la FUB tous les deux ans. Le ressenti des usagers est demandé pour 26 questions portant sur les infrastructures, les services et la politique cyclable. Les villes peuvent ensuite être classées selon leur catégorie ou leur région.

En 2017, la première édition du baromètre récoltait 113 009 avis et classait Grenoble première de la catégorie 100 000 – 200 000 habitants. Grenoble, Chambéry et Saint-Égrève constituaient le podium Auvergne-Rhône-Alpes.

L’édition 2019 c’est 184 484 avis, dont plus de 4000 sur la métropole grenobloise et un relevé cartographique des points noirs cyclables en open data. Dans l’attente du classement final le 6 février, voici un récapitulatif de ce que le baromètre nous apporte et comment nous allons l’exploiter.

Contexte

L’idée vient de l’ADFC en Allemagne, qui le déploie tous les deux ans depuis 1998. Pour permettre une comparaison ultérieure, la FUB s’en est directement inspirée en 2017. L’avis usager est le meilleur moyen d’évaluer la qualité des politiques cyclables mises en place, et de nombreuses initiatives visent à évaluer le niveau des villes en matière de déplacement cycle partout en Europe (Belgique, Rép. Tchèque, Pays-Bas, Suisse). Rien de tel qu’une petite compétition entre villes pour booster le développement des déplacements à vélo sur tout le territoire !

Méthode

Les usagers sont invités à évaluer leur ressenti entre 1 et 6 pour 26 questions du type :

  • « je peux stationner mon vélo en sécurité »
  • « je peux louer un vélo »
  • « les enfants ou les personnes âgées peuvent se déplacer à vélo en sécurité dans la ville »

La note finale (entre 1 et 6) est traduite en une note « climatique » allant de A+ pour une ville super-cycling-friendly, à G pour les villes les moins accueillantes en matière de solution vélo. En 2017, Strasbourg et Grenoble, respectivement 1ère et 2nde au classement national, ont obtenu un B.

Partout en France, il y a matière à amélioration conséquente pour que les usagers cyclistes profitent d’une pratique apaisée.

Données récoltées

Point par point, on obtient le ressenti moyen des cyclistes ayant répondu à l’enquête. Bien entendu, on l’analyse en fonction du profil des répondants et en fonction de la représentativité par rapport à la population de la ville et par rapport à la part des déplacements à vélo estimée dans cette ville.

Les répondants sont invités à laisser un commentaire libre et à signaler les points noirs cyclables dans la commune (les endroits où sont perçues des difficultés à circuler à vélo). En 2017 la partie « points noirs » était saisie manuellement pas le répondant, ce qui n’a pas facilité son exploitation. En 2019, le répondants a directement pointé les endroits sur une carte pour le plus grand bonheur des militants locaux.

L’intérêt de la démarche vient du suivi au 2 ans, qui permet d’observer si le ressenti s’améliore et si les attentes de l’usager sont progressivement comblées. Toutes les informations récoltées en 2017 sont disponibles en ligne.

Pour 2019, nous avons déjà à disposition :

  • la cartographie des points noirs cyclables ;
  • les commentaires libres des répondants, par exemple :

je n’aime pas faire du vélo à Fontaine même si papa et maman m’accompagnent tout le temps

commentaire usager, ville de Fontaine

En teaser, la FUB a rendu publique la liste des éléments dont la note à été dégradée ou améliorée pour les communes déjà classées en 2019.
Le grand public a accès à toutes ces informations via la plateforme Parlons Vélo ! Municipales 2020 de la FUB.

Participation sur la métropole grenobloise

Pour rentrer dans le classement il faut un minimum de 50 réponses. L’objectif de représentativité est de 1% de la population de la commune. Un même usager peut voter pour toutes les villes traversées à vélo lors d’un trajet.

En 2017, 6 villes de la métropole grenobloise étaient classées : Grenoble (3100 avis), Saint-Martin d’Hères (140), Saint-Égrève (113), Meylan (102), Échirolles (75) et Fontaine (58). En 2019, c’est 16 villes de la Métro qui sont au classement national ! Ainsi la plupart du territoire plat et a priori facilement cyclable de la métropole est évalué :

  • au nord-ouest : Saint-Égrève, Saint-Martin le Vinoux ;
  • à l’ouest : Sassenage, Fontaine, Seyssinet-Pariset, Seyssins ;
  • au sud : Claix, Vif, Jarrie, Échirolles, Eybens ;
  • à l’est : Gières, Saint-Martin d’Hères, La Tronche, Meylan.

À part pour Échirolles qui atteint à peine 25% de l’objectif de représentativité, les autres villes sont entre 57% (Seyssinet) et 136% (Jarrie). Grenoble est hors-compétition avec 3500 avis et un objectif de représentativité atteint à 223% !

Ces six dernières années ont vu naître le réseau Chronovélo et nous avons été abreuvé de communication métropolitaine sur le vélo. Grâce à cette édition du baromètre, nous allons pouvoir évaluer la différence de ressenti cycliste entre Grenoble et sa couronne. La politique cyclable métropolitaine profite-t-elle vraiment à tous ?

Résultats le 6 février, et après ?

En 2019, la mobilisation des répondants fut forte du cœur de métropole grenobloise à ses extrémités. Le vélo est bien un enjeu partout dans la métro. Pour cette édition, les résultats viendront très certainement alimenter le débat municipal et seront un vrai point d’étape sur l’action métropolitaine.

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